Ce n’est pas si simple pour moi de dire que je n’y arrive pas. Oui, j’abandonne. J’ai essayé pourtant. Chaque jour ou presque, en passant devant sa chambre, en le voyant, j’y pensais à ces livres qu’il a dévorés en quelques semaines. Quatre tomes de plusieurs centaines de pages chacun.
Mon fils de 12 ans a plongé dans les aventures de la liseuse et y est resté plusieurs semaines. Ça a commencé un jour dans le cabinet de notre médecin généraliste (j’en parle un peu dans une newsletter publiée le 21 mai, Docteur, un livre !).
“je crois que ça te plairait Arthur !”
Par chance, c’est le médecin qui l’a dit, la série était déjà complète, sortie en poche contrairement à notre médecin qui avait dû attendre la sortie de chaque tome… et qui a dit à mon fils qu’il la relirait pour pouvoir le faire d’une traite.
Bref, eux, ils y sont arrivés. Pas moi. Je n’ai même pas envie d’en connaître le dénouement… c’est un peu bizarre quand on y pense ? Je me sens exclue de leur cercle, celui des lecteurs de La passe-miroir.
J’ai vraiment essayé. J’ai vraiment pas réussi.
Pourtant, du même auteur, je me suis délectée du texte de Ici et seulement ici. Une écriture tout à fait vertigineuse, qui m’a hantée longtemps et après laquelle je me suis dit qu’il me faudrait un jour y revenir.
Je n’ai peut-être pas dit mon dernier mot quant au tome 4 de La passe-miroir. En effet, je viens de découvrir qu’il existe la version audio, il se pourrait donc que mon abandon n’en soit pas un…
Mais quand même, il me reste ce goût amer dans la bouche, et le commentaire de mon ado :
“et dire que moi j’ai réussi à le lire alors que j’avais 12 ans” 😛
Je n’ai pas eu de répartie sur le moment, mais aujourd’hui, je pourrai lui répondre :
“quand j’avais 12 ans, ce livre n’existait pas, même pas dans la tête de son auteure” 😛
Heureusement pour m’ôter cette amertume de la bouche, Hélène a laissé sur ma terrasse Ce qu’il reste d’horizon de Frédéric Perrot… ah mais quel récit poétique ! Merci Hélène, je n’ai pas envie qu’il se finisse ce texte, je le savoure comme un café aux mille saveurs… je me régale !
Il adorait ses parents. Joyeux, déjantés, imprévisibles, la vie à leurs côtés était un tourbillon de fantaisies. Jusqu'à cette nuit où ils ont couru vers la mer pour un bain de minuit, oubliant la falaise. Le chagrin causé par leur mort est immense. Désormais, son quotidien routinier lui semble dérisoire. Il décide de changer radicalement d'existence. (…)
Hélène a raison, ce n’est pas la peine de tout dévoiler en 4ème de couverture, c’est souvent trop, sachez que nous vous le recommandons. Un court récit, intense et poétique.
Je vous laisse je réfléchis à me télécharger la version audio du dernier tome de La passe-miroir… vous en pensez quoi ?
