Oui c’est vrai, j’aime que vous me lisiez, j’aime quand vous me le dites.
J’aime écrire parce que ces moments sont une pause dans le tumulte de la Vie, et que ça me donne de la joie. Les mots dansent pour moi, tantôt sous mon stylo ou sur le clavier.
Ils s’enchaînent et ont besoin d’aller vivre leur vie ailleurs, auprès de vous et tous ces inconnus qui, j’en suis sûre, finiront par me lire eux aussi.
Et si j’aime écrire c’est sans aucun doute parce que j’aime lire. J’en suis profondément convaincue. Mes lectures d’enfant ont construit mes textes d’aujourd’hui.
En 2020, j’ai repris un plaisir immense et quotidien à écrire. A partager mes bouts de phrases, mes vives émotions. J’ai participé activement à des ateliers d’écriture proposés par une amie dont c’est le métier et qui pendant cette période troublée avait elle aussi besoin de lien.
C’est même ce qui m’a amenée à tenter l’aventure du Master en Journalisme et Communication. Et si je vérifiais que je sais bien écrire ? Que je peux le faire ? Et donc que je peux être lue…
Encore aujourd’hui, j’écris dans le cadre de défi. Ça rebooste mon travail, je sors de ma zone de confiance, j’explore de nouveaux territoires.
Ce mois-ci, je participe à une initiative “réservée” aux illustrateurs, Inktober. Un jour, un mot, un dessin. J’ai transformé le défi par un livre de ma bibliothèque en lien avec le mot du jour. C’est bon de prendre quelque fois la tangente et de trouver sa propre voie.
Pour cette fois-ci, je publie sur LinkedIn parce que j’y entretiens un beau lien avec mes rencontres professionnelles. C’est aussi le seul réseau social que j’ai décidé de garder à ce jour.
C’est un défi, j’essaye de m’y tenir comme je peux. Mais ça me correspond bien. En même temps je réfléchis à rendre tout cela accessible du mieux possible autour de moi, à vous aussi.
Je vous partage celui qui a été le plus lu et commenté. Je crois que la marche et la lecture sont les activités, avec l’écriture, qui me procurent le plus de plaisir (j’en oublierais presque le café en votre compagnie !).
👣 Je ne sais pas où je vais, mais je marche(…)
Aujourd’hui mardi 8 octobre, c’est marche. Je m’engage alors dans la caravane terrestre, je pars à l’aventure des mots et j’y raccroche mes lectures. A l’heure où la maison prend ses quartiers pour la nuit, je suis allée ouvrir grand les portes de la bibliothèque du salon. "Le sens de la course" de Guillaume Pertinant ou "40 montagnes pour un tour du monde en solitaire" de Alexis Gurdikyan se sont glissés entre mes mains. Mais c’est un autre livre qui voulait de moi ce soir. Il était caché parmi des dizaines d’autres, dans un panier en osier au pied de mon lit.
Un petit livre qui est longtemps resté dans mon sac à main, que je sortais dès que je devais attendre quelque part. Circuler en train, patienter chez le médecin... Je lui ai écorné quelques pages. Il s’est rappelé à moi. C’est une pépite pour méditer sur la marche. Il en fait un éloge, exercice salutaire et libérateur.
Si vous n’avez ni l’envie ni le temps de le lire, partez marcher. C’est Henry David Thoreau qui viendra à vous. Et rappelez-vous ce qu’il nous dit :
A quoi bon emprunter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l’inconnu.
Et vous savez ce que j’aimerai ? Si vous avez aimé me lire, partagez ce Quart d’heure lecture autour de vous, parlez-en pour que ça fasse du bien à d’autres que nous et qu’on se relie les uns aux autres grâce à tous ces mots qui s’enchaînent en phrase, en texte, en livre… ou qui simplement s’évaporent et restent dans nos esprits.
A très bientôt, je reviens dans un quart d’heure !*
*avez-vous remarqué comme le temps s’étire ou se rétrécit quand on lit ?!
