Kessel

A la rencontre de votre ADN

Partez en voyage, baroudez ou laissez vous guider, ou bien explorez les trésors de la vie depuis votre canapé ou votre chaise longue. Quelque soit vos aventures estivales, je vous souhaite de vous rencontrer, de vous reconnecter à votre ADN. Mais comment faire ?! Lisez !

Le quart d'heure lecture
2 min ⋅ 09/07/2025

Le soleil inonde tout : la terrasse, l’herbe qui jaunit, le paysage de montagne autour de moi, les voitures garées et comme immobilisées, même la pile de livres en est gorgée de ce soleil.

Et pourtant, un petit air frais se glisse partout. Qu’il est bon de le sentir sur la peau… comme venu des steppes lointaines qu’Alexandra David-Néel a arpentées.

Son histoire est revenue à moi cette année sous deux formes tout à fait distinctes.

La première, au début de l’année scolaire. Septembre et ses jours qui raccourcissent, une prof de lettres qui vient chercher la BD au CDI : “je vais faire une séance sur cette voyageuse, ça t’intéresse ?”
Le format : par groupe de deux, les élèves doivent imaginer qu’ils mènent une interview de cette voyageuse.

Je les écoute interpréter son histoire, son voyage, sa place dans la société… mille et une façon de raconter la vie extraordinaire de cette aventurière. Les élèves m’ont replongée avec bonheur dans son histoire, je marche moi aussi sur Les chemins de Lhassa.

“Gyantsé Tibet, mai 1924. David MacDonald, agent de l'empire britannique, reçoit la visite d'un jeune lama et d'une européenne. Voilà 13 ans qu'Alexandra David-Néel parcourt l'Asie, accompagnée d'Aphur, son boy devenu fils adoptif. Un voyage hors-norme à la découverte de civilisations et de cultures qui dépassent l'Occident. Elle a rencontré des rois, des Maharajas, et même le Dalaï-Lama en personne ! Point d'orgue de son périple : elle a séjourné à Lhassa, la ville interdite, pendant plusieurs mois, déguisée en mendiante. Une prouesse qu'aucune Occidentale n'avait accomplie avant elle...” Source : Babelio.

Et des souvenirs me reviennent… j’ai toujours vu les livres de cette voyageuse dans la bibliothèque parentale, c’est ma mère je crois qui l’aimait beaucoup.

Et un puis un jour une amie m’a offert une biographie écrite par Jennifer Lesieur avec ce petit mot manuscrit

qu’elle continue de t’inspirer encore longtemps.

Elle n’est jamais très loin de moi. D’ailleurs, quand je n’y pense plus, elle se rappelle à moi. Elle me permet de me reconnecter à mon ADN, d’écouter les émotions qui me traversent, de me rappeler combien j’ai besoin de nature, de marcher, d’écrire, de transmettre.

Entre le début de l’année scolaire et la fin, rien qui ne m’ait ramené à elle. Jusqu’à ce qu’une amie me propose de me confectionner un vêtement, au moment où les jours rallongent. On part sur une jupe d’abord, une jupe pour danser, virevolter, se sentir libre. Et puis non. Je ressens le besoin d’une étole à emmener partout, qui tient chaud dans les trains trop climatisés, dans laquelle je pourrais me recroqueviller en tenant fermement un livre… un objet au long cours, compagnon de voyage silencieux. Je lui donne à peine quelques indications, juste la dimension. Pour le reste : “tu me connais, je te fais confiance. “

Les semaines passent et je reçois un message : “Elle est prête ! On se voit quand ?”

Je ne m’attendais à rien, je savais que je serai surprise, et ravie. Mais quelle ne fut ma surprise en voyant cette étole… deux matières qui se complètent, des couleurs chatoyantes… et une pensée immédiate, fulgurante. “Tu sais à qui je pense quand je la touche ? A Alexandra David-Néel…”

Je crois que c’est le plus cadeau que je lui ai fais à mon amie, alors même que c’est elle qui m’a fait cette confection personnalisée, lui dire que son étole me faisait penser à ADN. Car Alexandra David-Néel, c’est elle qui m’a appelée un jour où j’aurai dû me rendre à Paris et où j’ai filé visiter sa maison à Digne. Elle fait partie de mon propre ADN je crois. Serait-ce son âme d’aventurière ou ses talents d’écrivain, voire même son émancipation… je ne sais pas. Le tout peut-être ?

J’y réfléchis encore…


Maison Alexandra David-Néel à Digne les Bains

Je vais vous laisser pour quelques semaines, j’emporte mon étole et la biographie d’ADN que je vais relire. Peut-être que je vous partagerai des pages lues cet été, peut-être pas, je ne sais pas encore. Ne soyez pas déçu si je ne débarque pas les mercredi à 15h25, c’est que mon train n’aura pas marqué l’arrêt en gare, qu’il aura eu besoin de continuer pour que le voyage soit complet. Et si par hasard il s’arrêtait, ce serait pour à peine 2 minutes, le temps de vous dire “coucou, je lis !”

Je vous souhaite de trouver des trésors dans les boîtes à lire, d’échanger les livres avec vos amis, de faire le plein à la médiathèque avant de vous éclipser et surtout de rester connecté à votre ADN.

A très bientôt !

Le quart d'heure lecture

Par Guillemette .

Les derniers articles publiés

Quatre jours sans ma mère

par Guillemette .   ⋅  19/08/2026 1 min

En vrai, j'ai été quatre jours avec elle. Et ça m'en a prit deux de lire "Quatre jours sans ma mère". Vous êtes perdu.e ? Lisez-moi le temps d'un café, ce sera plus clair.

Les yeux de Sophie

par Guillemette .   ⋅  12/08/2026 1 min

Ça vous arrive souvent de sentir que vous êtes observée, regardée, aimée peut-être ? L’art permet cela, l’observation de la nature aussi. Car elle vous rend au centuple l’amour que vous lui portez, encore faut-il le faire...

Le chant des oubliées

par Guillemette .   ⋅  05/08/2026 1 min

Je dédis cette missive à toutes celles qui s'investissent dans leur mission, quelle qu'elle soit. Parce que vous le valez bien, ne vous laissez pas oublier. Parlez de ce que vous faites, de comment vous le faites. Devez inoubliées.

La fille qu'on appelle

par Guillemette .   ⋅  29/07/2026 2 min

Mouais... je ne sais pas ce que je vais arriver à vous en dire. Elle m'a appelée à la lire mais elle me laisse un goût de fricadelle (tu sais, cette saucisse dont on ne connaît pas bien la composition). Oui je sais c'est un peu nul mais je ne sais pas quoi en dire de cette fille qu'on appelle ?

Encore vivant

par Guillemette .   ⋅  22/07/2026 2 min

Comment se sentir vivant alors que tout semble s’effondrer autour de nous ? Par les petits riens, vous ne pensez pas ? Les miens, ce sont la lecture, la musique, un jeu de cartes, quelques pas partagés, un instant café ou un déjeuner entre amies, ou encore une visite impromptue... grâce à eux, être encore vivant.

Un psaume pour les recyclés sauvages

par Guillemette .   ⋅  15/07/2026 2 min

J'achève cette lecture alors qu'une partie de mon enfance part littéralement en fumée avec la forêt de Fontainebleau, non loin de laquelle je me trouve pour tourner les dernières pages de ce roman dystopique d'anticipation (ça se dit ?!) alors même que la dernière fois, je vous partageais mes souvenirs adolescents avec la Bicyclette bleue.

La Bicyclette bleue

par Guillemette .   ⋅  01/07/2026 1 min

Je suis curieuse. Alors qu'un podcast m'a permis de voyager dans le temps et de retrouver ma jeunesse, je me demande quel héros aura influencé votre vie... Si je vous livre mon héroïne, vous me livrez votre figure, celle qui vous aura fait lire sous la couette à pas d'heures ? Allez...

Autorisation de lire, encore et encore

par Guillemette .   ⋅  24/06/2026 1 min

Les livres sont à mon chevet. Ils me regardent. Ils essayent même de se glisser dans mes sacs, voire tombent de mes étagères... et pourtant, je ne les ouvre pas. La faute à ce grand méchant Temps. Ou simplement une pause livresque qui prépare son grand retour. Qui sait ?

L'échec scolaire n'existe pas !

par Guillemette .   ⋅  03/06/2026 2 min

Ce que j'ai à vous dire est très sérieux. Une fois n'est pas coutume, osons le dire, l'échec scolaire n'existe pas. On en parle sans oser l'expérimenter alors même que c'est documenté. Oui, oui cette semaine le sujet est on ne peut plus sérieux. Encore une aventure livresque à partager sans modération.

Le miracle du réconfort

par Guillemette .   ⋅  27/05/2026 2 min

Qu'il est bon de trouver du soutien, une caresse même, auprès des mots. C'est ce qui me traverse souvent quand je suis en pleine tempête. Non pas les mots balancés par une tierce personne qui voudrait "bien" vous conseiller. Mais les mots qui s'enlacent et se transforment en récit, tout en vous (em)portant. Pour transformer nos maux.