Lyon, entre une fin d’après-midi et un début de soirée, aux premiers frimats de cette fin d’automne, je retrouve une amie quelques heures avant notre concert mensuel. Le quartier est vivant, on trouve un troquet (est-ce que ça se dit encore ?!), on s’y glisse au chaud alors que notre conversation est déjà bien entamée.
Elle me parle de son métier de professeure de lettres, de ce qu’elle essaye, des difficultés qu’elle rencontre, des échanges qu’elle a avec les élèves. Et de cette jeune adolescente, à peine vue depuis le début de l’année, dont elle a des nouvelles par une connaissance commune qui se rend dans sa famille quelque fois par semaine.
Une jeune fille suffisamment mal pour rester cloîtrée dans sa chambre, incapable de revenir au collège mais qui a demandé à entretenir une correspondance avec sa professeure.
Cette demande résonne pleinement avec le choix de mon amie de s’inscrire à une formation de premiers secours en santé mentale pour “adopter un comportement adapté, informer sur les ressources disponibles, encourager à aller vers les professionnels adéquats et, en cas de crise, d’agir pour relayer au service le plus adapté”.
Elle a piqué ma curiosité avec ce sujet et c’est vrai qu’on entend beaucoup dire que les jeunes vont mal. Notre conversation poursuit son chemin, on se raconte nos vies et c’est l’heure de nous installer pour vivre un moment de musique et de chants. Ce sujet des jeunes et de leur santé reste dans un coin de ma tête.
Je les côtoie au quotidien, ces collégiens et lycéens qui ont tant besoin de parler et qui ne trouvent pas toujours l’espace pour le faire. Ils sont heureux d’y arriver quand un adulte prend le temps de leur poser des questions, d’être simplement là, parfois par l’entremise d’un livre ou d’un sujet d’exposé.
A la faveur d’une veille quotidienne, en quête de pépites livresques à découvrir puis à partager, je tombe littéralement sur cet épisode de La Bibliothèque des ados qui explore le syndrome d’hikikomori dans un roman où une jeune fille vit cloitrée dans sa chambre, de manière volontaire. Je vous invite à l’écouter, ça prend 4 minutes. Et peut-être aurez-vous comme moi envie de lire le livre, ou de porter un autre regard sur ces jeunes qui souffrent.
Une petit message matinal à mon amie pour lui envoyer le lien de cette découverte. Je suis toujours étonnée de ces fils que je tisse de manière spontanée entre mes conversations, mes rencontres et mes livres. Je poursuis ainsi des conversations amicales au-delà d’un moment commun, et je peux vous les servir pour que vous me partagiez à votre tour vos pépites.
Et ce serait tellement chouette que vous partagiez aussi cette newsletter autour de vous, comment ça, on serait de plus en plus nombreux à se faire plaisir à lire.
A la semaine prochaine !
